Après les tourmentes de la troisième (j'écris vite, entre midi et deux, mais je sais que je peux compter sur les fidèles lecteurs pour corriger mes erreurs et approximations nombreuses et variées) république , crises gouvernementales et valse des premiers ministres (le président faisant office de figuration, quand il ne grimpait pas aux arbres de l'élysée ou qu'il ne sautait pas en tenue d'Adam d'un train en marche...), le général de Gaulle avec son compère Debré avait élaboré une constitution accordant au président français des pouvoirs élargis. Le président devait être l'arbitre au dessus des partis, celui qui tranche, laissant le gouvernement gouverner et son premier ministre diriger ce gouvernement. Or Nicolas, dans sa soif de pouvoir veut tout diriger et confond sa mission présidentielle avec un poste de premier ministre, il contredit ouvertement les membres de son gouvernement qui de rang de décideurs, en sont réduits à être de simples exécutants se faisant renvoyer au panier s'il d'aventure ils commentent l'impair d'une décision n'ayant pas l'aval du grand manitou. Le despotisme sous-jascent reste un réel danger pour la démocratie et on peut se demander si Gilles Clément n'a pas la sage idée de fuir un régime brunissant dangereusement...
L'article du monde