Comment transformer un concept-hommage en film de maître. Loin des bavardages futiles évoqués dans la presse, le slasher de tarantino nous trimbale dans le monde du film d'exploitation (pour approfondirsur le sujet, un numéro spécial de Mad Movies, brasse tous les thèmes hautement cul-turels de ce genre de cinéma).
Le scénario tient sur un ticket de bus, mais l'univers du maître est là : dialogues irrésistibles (et interminables parfois), musique immédiatement idéale, casting parfait, sexy en diable. Tout est là, défaut sur l'écran, passage au noir et blanc inexplicable, bobique manquante au moment de la scène chaude.
Kurt Russel est parfait dans le rôle de
Stuntman Mike, le psychopathe motorisé.
Les dialogues inspirés sont d'une réalité crue très amusante et nous transportent dans une amérique intemporelle où les bars sont équipés de Juke-box à vinyl et où on se quitte par texto. Les voitures évoquent les années 70, mais la sonnerie de portable d'une héroïne sifflote la musique de
Kill Bill. Tarantino ne cesse pas de se citer, truffe son métrage de références (B.Bardo-Jackie Brown...). En point d'orgue, on a le droit à une poursuite automobile menée sur un rythme d'enfer, loin des pirouettes numériques de
Bruckeimer &Co (chantre du cinéma d'action et futur responsable des
Transformers très(?) attendus), où Tarantino accroche sa copine sur le capot d'une voiture mythique blanche (dont la salamandre a oublié le nom) traquée par notre serial killer préféré...
Call him Snake !