Spiderman 3 : Le film de trop. Où est passé Sam Raimi ? En lieu et place du chef-d'oeuvre, point d'orgue annoncé d'une trilogie virtuose, le réalisateur d'Evil dead, nous livre une ratatouille hollywoodienne, avec quelques instants coquasse et décalés et plusieurs moments d'anthologie noyés dans des redites des opus précédents, des scènes plates, des effets spéciaux parfois approximatifs d'un plan à l'autre (avec l'homme sable notamment) et une fin plus que décevante de banalité là où le premier nous laissait un goût amer dans la bouche et le second du rêve dans la tête.
Le gros défaut du long-métrage réside dans l'abondance d'ennemis que Sam Raimi ne parvient pas à gérer. On lorgne plus vers les 4 Fantastiques que vers le renouveau du cinéma de Super-héros.
Pirates des caraïbes Au bout du monde : une fin de trilogie en beauté avec des séquences hallucinées, un scénario qui tient la route jusqu'à la fin, de la romance de l'action (certaines scènes de combat, comme la première, sont néanmoins confuses), un grand nombre de personnages principaux particulièrement bien gérés (à l'inverse de l'oubliable Spiderman 3). En résumé, c'est le blockbuster pour bien commencer l'été. Il est d'ailleurs préférable de le voir au cinéma à moins de disposer d'une salle de projection privée pour profiter pleinement des scènes de bataille nautique.