Peut-être qu'après être allé dans un pays, on est plus sensible à ce qu'il peut s'y passer. Ou peut-être pas. Peut-être que c'est juste le hasard.
Quoi qu'il en soit, depuis quelques temps l'Asie du Sud Est est régulièrement présente dans les articles de journaux :
Après les khmers rouges (Duch, puis
Nuon Chea, l'homme le plus haut placé après Pol Pot), les journalistes parlent maintenant de
la Birmanie. Les militaires au pouvoir ont doublé le prix des carburants il y a plus d'un mois, et depuis des civils puis des bonzes défilent régulièrement dans les rues pour protester.
Manifester à visage découvert dans ce pays veut dire aller en prison aussitôt. Les manifestants ont été arrêtés et mis en prison, les bonzes battus par les militaires (il faut savoir qu'un bonze est quasiment intouchable en Asie habituellement), mais les manifestations continuent. Ces soulèvements sont les plus importants depuis vingt ans, les précédents ayant été réprimés par la violence, dans des bains de sangs.
Et Aung San Suu Kyi est toujours captive des militaires.