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Photos, voyages, réactions amphibiennes à la sombre mare politique dans laquelle nous baignons, tout est dans Ecailles et salamandres...

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Rencontres improbables

Ce sont deux visions radicalement différentes du cinéma qui se sont affrontées devant mes yeux ces derniers jours. Un fossé sépare le Nouveau Monde de Terrence Malick, aux Bronzés 3 de Patrice Leconte. Pourtant, ces deux films ont suscité chez moi une attente particulière, malmenée dans les deux cas.
Je commencerai par le film des copains du splendid. L'annonce de la pré-production de ce film m'avait laissé de marbre. Cela sentait un peu trop le bon coup commercial, l'occasion de faire une bonne grosse comédie hyper-budgetée comme le cinéma français sait bien (ou mal) les prédigérer pour un large public peu exigeant. TF1 coproduit, je m'attends au pire.
Arrive la sortie : énorme succès commercial. Diantre. C'était attendu mais le bouche à oreilles n'est pas si mauvais que cela. Une fois dans la salle, le résultat n'est pas aussi mauvais qu'attendu mais l'enthousiasme n'est pas là. Acteurs inégaux : Clavier et Lhermitte sont mauvais, Balasko et Jugnot pas mal du tout ; comique faisant plus ou moins mouche. Ce n'est ni le navet attendu, ni la franche rigolade des Bronzés font du ski. Pas de scènes instantanément culte.
Bref, à voir un dimanche soir devant sa télévision.
Le nouveau monde est plus complexe. C'est un film plus complexe, une étude des rapports humains sur fond de colonisation sauvage des Amériques. Les Natives parlent l'Algonquin dans le texte tandis que les paysages de Virginie, superbement filmés, restaurent l'écrin perdu d'une nature vierge, parfois cruelle. Les violents massacres cotoient les images naturalistes de toute beauté. Une séquence magnifique reste en mémoire, un groupe d'oiseaux en vol se scinde en deux parties égales qui partent chacune de leur côté. Malick, orfèvre de la nature illustre subtilement la séparation entre deux êtres qui s'aiment sans se comprendre. Entre John Smith (enfoiré séducteur) et la jeune (15 ans) et jolie indienne, c'est une relation trouble qui s'instaure, ils se tournent autour, se suivent et s'évitent. Au-delà de l'erreur de casting Colin Farrell, c'est une parabole magnifique sur l'amour, l'intolérance, relativement bien interprétée (merci Christian "Batman" Bale), un film long et tranquille aux images magnifiques.
Je conseille néanmoins de revoir La ligne rouge (The thin red line), son chef d'oeuvre précédent.
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F
"La femme chocolat " : très bon choix....j'ajouterais à ces recommandations le film "Je vous trouve très beau", que d'aucuns (critiques de la presse dite intellectuelle) ont peu appréciés:  film trop populaire ou trop sensible; et puis, c'est bien connu, les happy end, c'est ringard; mais recommandé par le public. Ce film, sensible et drôle, raconte l'histoire d'un paysan qui va chercher une épouse en Roumanie et en tombe amoureux (voir les nombreux reportages sur ce sujet, beaucoup plus voyeuristes et complaisants d'aillerus, syndrome Delarue oblige...Avec un exceptionnel Michel BLANC . Je vous encourage à y aller...
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