Une réaction à chaud aux giboulées de notre(?) président en ce dernier vendredi de Mars. La réussite de ce CPE : unir la gauche (plurielle... souvenirs, souvenirs), les syndicats et la jeunesse contre lui. Un camouflet dévoilant les failles de notre système républicain où un parti de gouvernement possédant la majorité à l'assemblée nationale, au sénat, au conseil constitutionnel ne bénéficie plus d'aucune légitimité, ni d'aucune crédibilité.
On apprend à l'instant qu'Iznogoud prononcera dans la foulée une allocution en direct de l'UMP en tant que patron (pas en CPE) du parti unique de droite.
A ce propos, en marquant CPE dans Google, sur la droite de l'écran, on trouve un lien publicitaire de ce même parti unique vers une pétition pour le CPE. Quel intérêt me direz-vous ? Un clic sur ce lien publicitaire coûterait 0,25€ à l'UMP. Faites gaffe à ne pas signer la pétition dans la foulée quand même. Je clique une dizaine de fois tous les matins afin de faire perdre un peu de sous à ce jeune parti trop ambitieux. Thanks to the bride to be for the information (not a hoax i hope!)
ACTION... REACTION :
L'écho des paroles de notre président résonne encore en moi...
Pardon c'était facile !
Après un bla-bla langue de bois sur la nécessité de la réforme. Chirac mesure l'impatience des jeunes et comprend le refus de la précarité. Il soutient et défend la mobilisation du gouvernement pour l'égalité des chances tout en dénonçant le problème de formation des pauvres petits jeunes qui n'arrivent pas à trouver le travail largement offert par la majorité toujours très sociale...
Le CPE selon le président est un VRAI CONTRAT DE TRAVAIL offert aux jeunes. Merci pour l'information mais alors quid des CDI et CDD ?
Le CPE offre plus de souplesse pour les entreprises (ça nous avions bien compris !) et de nouvelles garanties pour les salariés (là par contre, nous n'en saurons pas plus...)
Quelle analyse brillante des manifestations "prétexte à des violences" dont il ne retient que les tensions et les élèves brimés par l'absence temporaire de cours !
Il chausse son gant de fer constitutionnel et promulgue la loi (avec effet d'application immédiat sans décrets) en tant que garant de l'intérêt général. Il propose des modifications minimes du CPE, nous fait passer des vessies pour des lanternes en faisant croire qu'il tend la main aux étudiants et aux syndicats. Après avoir chaussé ses magnifiques lunettes à monture, faudrait-il qu'il achète une prothèse auditive pour entendre enfin le bruit de la rue ?
Loin de la négociation demandée, il choisit le passage en force augmentant d'un cran la tension sociale existant en France. Il invite les syndicats à une négociation dont personne ne veut dans l'état actuel des choses.
En réponse aux inquiétudes étudiantes, il promet une vague consultation sur les liens à créer entre université et travail. Des promesses n'engageant pas grand chose ni grand-monde et surtout pas lui.
Il rappelle avec une certaine arrogance la baisse des chiffres du chômage depuis 11 mois. Quand on connait les méthodes imposées par l'ANPE (à l'ANPE ?), radiation des listes dès le moindre retard, la moindre absence à un rendez-vous, radiation des listes à la moindre formation, on ne peut que sourire devant ces chiffres. Il existe 6 ou 7 catégories de chômeurs, de demandeurs d'emplois et seule la première est comptabilisée dans les chiffres. En résumé, non seulement les chiffres du chômage ne représentent pas réellement le nombre de chômeurs mais en plus, on nettoie les chiffres sans donner pour autant du travail à tout le monde.
Nicolas Sarkozy intervient, comble de la récupération, comme celui qui a souhaité que le président a écouté lorqu'il demandait un compromis (ou comment marquer sa différence par un opportunisme effrené).
Je suis inquiet pour les jeunes manifestants qui demandent des bisous et qui vont recevoir des coups...