Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Photos, voyages, réactions amphibiennes à la sombre mare politique dans laquelle nous baignons, tout est dans Ecailles et salamandres...

Publicité

Retour d'un maestro

Je veux saluer ici le retour en grande forme d'un maestro du cinéma de genre à l'italienne, Dario Argento (papa d'Asia...). On le voyait de temps à autre, tenter de recycler jusqu'à la corde les codes d'un genre pratiquement inventé par lui le thriller horrifique ou giallo. Plus aucun de ses films ne parvenait à créer l'évènement et encore moins un soupçon d'angoisse chez le spectateur.


Tous droits réservés © AK

Autrement dit, la salamandre n'attendait pas grand-chose de son segment des masters of horror. Répondant à l'invitation de Mick Garris, sur un script de l'acteur-réalisateur Steven Weber, Argento met en image un coktail d'érotisme et de gore dynamitant le genre télévisuel avec son Jenifer. La mise en scène très classique, l'utilisation d'une ritournelle enfantine et d'une simple piano comme illustration sonore conforte le spectateur dans l'impression d'assister à un téléfilm américain des années 80-90... tout du moins pendant les dix premières secondes. Deux flics en planque boivent leur café dans les sempiternels gobelets en carton, mais un grain de sable vient rompre le cliché, une mouche leur tourne autour histoire de les agacer dès le début. L'un des deux (Steven Weber), sort de la voiture pour faire quelques pas lorsqu'il assiste à une scène choc, un homme traine une plantureuse jeune femme vers le bord d'une rivière un hachoir à la main et s'apprête à la décapiter. Le policier sauve la jeune femme d'une mort atroce en abattant le meutrier en puissance. Il ignore qu'il vient de se tromper de cible... La jeune femme, muette, s'avère être horriblement défigurée et n'a pas d'identité. C'est alors le début d'une spirale infernale pour le policier.

Argento s'amuse beaucoup à dynamiter quelques clichés du cinéma américain et compose un personnage particulier, d'une sombre dualité, transpirant de sensualité torride malgré un visage monstrueux. L'érotisme-gore aura sans doute révulsé les responsables de Canal +, la diffusion prochaine de 8 épisodes sur les 13 de la série ne comprenant pas Jenifer. Désision surprenante de la chaîne cryptée, pourtant moins frileuse au milieu de la nuit...

Jenifer marque le retour d'Argento à un cinéma simple et efficace, un cinéma dérangeant. Il est parvenu à satisfaire le gout pour l'horreur d'une sorcière chère à mon coeur qui n'avait pas bougé d'un cil à The Descent...
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article