Il est temps pour la salamandre de se lancer sur le terrain glissant des primaires socialistes. Si la candidature Ségolène Royal semblait séduisante : un peu de féminité dans ce monde machiste ; au fil du temps et des rares déclarations de la candidate, elle s'est avérée de moins en moins prometteuse. Une carrière sans véritable poste à haute responsabilité peut difficilement peser en sa faveur. Présider une région n'est pas présider un pays. Elle se révèle être de plus en plus une candidate des médias, l'opinion suivant moutonneusement celle des JT, qu'une personne proposant de véritables idées novatrices pour faire avancer le pays (il ne faudrait pas qu'elle soit ministre de l'éducation nationale dans un gouvernement de gauche elle !).
Des candidats socialistes, Strauss-Kahn me semble le plus crédible, certes il représente la droite de la gauche mais il a l'avantage d'avoir soutenu le oui à l'Europe et d'avoir géré des portefeuilles ministériels importants. Il propose une ligne politique claire et loin d'être populiste et il a sans conteste la stature d'un homme d'état. Il possède un blog fourni dans lequel toutes ses interventions sont reprises. Celui de Ségolène Royal est un catalogue de citation d'articles de presse où l'on retrouve ses propositions désastreuses pour l'école et l'éducation par exemple. Elle joue la carte du tout sécuritaire, faisant, à l'instar de Nicolas Sarkozy le lit de l'extrême-droite, toujours plus puissante grâce aux nombreuses possibilités d'échange offertes par le web. Il faut voir le nombre de blogs fascistes sur une plate-forme telle qu'over-blog. Cela fait peur !
Il est vrai que la dissension gagne les rangs adverses, MAM se rend compte que l'heure est, à droite aussi, vers une féminisation du pouvoir. Plus que Villepin, elle incarne la relève du gaullisme, mis à mal par le tornitruant et inefficace ministre de l'intérieur. Alors, nous dirigeons nous vers un second tour, Ségolène Royal vs Michèle Alliot-Marie ?
Il reste deux mois pour s'inscrire sur les listes électorales.