Après avoir parcouru la toile à la recherche des différentes vidéos proposées par Z-FiRE, je suis tombé sur
l'intégralité de la fameuse vidéo tronquée. Certes les propos sont tempérés par la fin de l'intervention où Mme Royal propose des moyens matériels supplémentaires (bureaux pour les profs par exemple). Deux problèmes persistent néanmoins dans ce catalogue d'intentions, le passage en milieu de vidéo avec la fameuse phrase "Si des profs du secteur public font du soutien payant, je ne vois pas pourquoi ils n'auraient pas le temps de faire du soutien gratuit" avec ricanements entendus de l'assemblée. On peut rattraper le coup comme on veut en disant que le soutien serait gratuit pour les enfants et non pas pour les profs, le fait est que sur cette vidéo non destinée à être publiée, le propos est plus qu'ambigu.
Je note par ailleurs un problème matériel au financement de ces propositions. Pour la création de bureaux pour les profs dans les collèges par exemple. La construction et l'entretien des locaux dépendent du conseil général. Et je ne vois pas bien comment les départements pourraient agrandir et rénover
tous les collèges d'un département pour fournir des bureaux à
tous les profs. De plus le soutien scolaire dès la primaire existe déjà sous forme d'études surveillées prises en charge par les mairies et encadrées par les enseignants (rémunérés par les mairies selon un taux horaire établi par l'éducation nationale). Avant de parler de soutien scolaire, il faut se concentrer déjà sur le scolaire à proprement dit, car l'inégalité commence par là, le budget accordé aux écoles dépend du bon vouloir des communes et, sur la base d'une certaine somme somme affectée par élève, peut varier du simple au double. Car la priorité de la commune n'est pas toujours l'éducation, mais parfois le stade de foot. J('ai travaillé dans des petites communes, sans grosses entreprises sur le territoire mais dont la priorité était l'école. Les élus travaillent main dans la main avec les enseignants et les demandes sont, dans la mesure du raisonnable, toujours satisfaites.
Les enseignants, bricoleurs devant l'éternel, doivent composer avec les difficultés matérielles, autant de temps en moins consacré aux élèves. La chasse aux photocopies est lancée quand en parallèle les crédits pour acheter des manuels, du matériel, des fichiers ne sont pas toujours là. Les maitres et maitresses, tenus personnellement pour responsables en cas de phocopillage, doivent pourtant s'y adonner faute de quoi les élèves en peuvent bénéficier d'aucun support e travail. Il faudrait déjà astreindre les mairies à un financement minimun significatif des écoles, quitte à faire appel à des communautés de communes pour les plus pauvres, les écoles sont encore trop souvent soumises au féodalisme des maires...