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Photos, voyages, réactions amphibiennes à la sombre mare politique dans laquelle nous baignons, tout est dans Ecailles et salamandres...

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No vacancy

Ce mois-ci, débarque dans les salles obscures une petite bombe craspec chaperonnée par Quentin Tarentino et réalisée par le jeune-réalisateur-qui-monte Eli Roth : HOSTEL.

Le synopsis du film sur allociné.

Le film étale la chair sans complexes au cours de scènes érotiques mais également lors de scènes de torture extrème pas toujours hors-champ. Il vaut mieux avoir l'estomac solide pour assister à cette projection (et pour la private joke, non je ne vais pas voir ce genre de film à cause d'un traumatisme enfantin du à la vision prématurée de Body Snatchers. Après le brouillon nerveux de Cabin Fever, Eli Roth revient ici avec un film maîtrisé, empreint des classiques du genre astucieusement digérés. Dans le genre ultrabalisé du film d'horreur, il parvient encore à nous prendre à contre-pied. Dans ce film, le péché de chair ne conduit pas directement à l'éventration, il y contribue mais la morale catho est absente.

Au delà du divertissement, il est intéressant de voir en filigrane la vision américaine d'une Europe où toutes les filles fument (je m'interroge encore sur le sens de cette remarque), où les américains ont des droits (surtout celui d'être con dans le film...), même lorsqu'ils agressent un pauvre hollandais qui n'a rien demandé dans une boite de nuit.

La misère des pays d'Europe de l'Est saute à la figure à travers ces filles vendant leur corps ou ces bandes de gamins ultra-violents. Au delà, de la légende urbaine (quoique crédible) de ces trafiquants d'êtres humains, on retrouve la violence de l'opposition entre pays à fort niveaux de développement (les bourreaux sont de riches hommes d'affaires prêt à perdre tout ce qu'ils ont gagnés pour l'expérience du meurtre) et pays émergents (les rabatteuses sont de splendides jeunes femmes russes conduite par l'appât du gain facile à piéger de jeunes touristes naïfs pour les livrer à l'organisation prestataire de services (sévices?) très particuliers). Sans être altermondialiste, le film pourfend la dérive libérale selon laquelle tout s'achète, se vend, pourvu qu'on en ait les moyens.

En résumé, un moment intense, pas trop con mais à réserver à un public très averti (ou muni d'un sac plastique de sécurité)
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Y
BEURKKKKKKK !!!!<br /> Qui aurait cru cela d'un ancien petit garçon effrayé par le film "L'ours" !
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