Sawatdee khap !
J'en etait donc aux moines tatoues. A quelques kilometres de la vieille ville de Sukhotai, le pick-up de Naa grimpe le long d'un colline en meme temps qu'un moine decharne a l'epaule couverte d'une sorte de dragon. Le temple, assez moderne est perche en haut et on apercoit tres vite une effervescence tranquille a l'interieur, des moines vetues de orange, des laics venus mediter quelques jours, vetus eux de blanc s'affairent aux milieux d'un grand nombre d'offrandes. Je croise un moine fumant tranquillement sa cigarette dans le temple, encore un paradoxe de ce pays toujours surprenant.
Naa me tend l'enveloppe pour faire un don, puis nous allons nous faire benir. Cela commence par une priere prononcee par un laic sous le regard blase, voir quelque peu ennuye du moine. Mais quand visnt son tour, il entame une sorte de mantra d'une voix hachee avec un debit impressionnant tout en nous aspergeant avec de l'eau. Une fois la benediction achevee, c'est au tour du ciel de nous servir une averse comme seule les tropiques savent le faire.
Nous nous dirigeons ensuite vers un deuxieme temple, plus eloigne, celui-la ! Nous empruntons une route tres droite, segmentant un paysage de rizieres seulement delimite par la courbure de l'horizon, parseme ca et la de collines escarpees, drapees d'arbres aux cimes aplaties. Des pans de nuages loves au creux de ces hauteurs toutes relatives hesitent encore a poursuivre leur chemin. Le klaxon exproprie les nombreux chiens somnolant au milieu de la route.
Soudain, la voiture s'engage sur une piste serpentant toujours au milieu des rizieres. Nous traversons un villages aux maisons delabrees, derangeons un troupeaux de vaches et leurs gardiens. La piste s'enfonce peu a peu dans une foret ou les bambous se marient peu a peu aux arbres aux feuilles surdimensionnees. Le temple est la :

UNe simple construction sur pilotis, un toit soutenu par une vingtaine de colonnes. Toute veleite d'agitation semble etouffee par la foret. Quelques groupes de laics, hommes et femmes s'affairent tranquillement sous les toits de petites maisons en bois sombre. Ce meme bois que l'on retrouve sur le plupart des maisons thailandaises.
Seuls deux moines s'occupent de ce temple. Beaucoup plus rigoureux, ils protent une robe legerement plus sombre que les moines urbains. Pour des raisons evidentes de bienseance, je n'ai pas pris de photos... Ici pas de benediction a l'eau mais un long mantra prononce d'une voix uniforme avec peu de pause pour respirer. Le moine n'accordera pas un regard aux femme non mariees presentes en meme temps que nous. Plus strict, vous disais-je...
Les donations au temple ne permettent pas d'voir l'electricite, tout juste de faire marcher quelques heures un groupe electrogene. Une experience singuliere, hors du temps qui m'aura permit de me rendre compte de la difficulte d'apaiser son esprit, de l'entrainement necessaire pour y arriver, surtout sur un plancher en bois a peine recouvert d'un maigre tapis.
La soiree sera moins meditative, puisque passee au Dream cafe avec Naa et deux amis a elle, la proprietaire du dream cafe et Yuan, un thailandais homosexuel expatrie en Suisse, de retour dans sa ville natale. Discussion amusante autour de Gin Tonic et de cacahuetes grillees... Thailande, terre de paradoxes et de tolerance... A mediter pour notre beau pays.