La maladie est suivie d'une guerison, un voyage d'un retour, le passage d'une frontiere d'un autre pays. Apres 20 jours passes au Cambodge, nous le quittons a nouveau pour commencer la remontee du Mekong au Laos.
On ne sait pas ce qu'on va trouver, mais on sait ce que l'on quitte. Les petits enfants qui trient les ordures, les dauphins nostalgiques, la vie de la tribu Ph'nong peu a peu transformee par les khmers et les farangs qui viennent y passer une nuit, a la recherche d'aventure et d'authenticite. Ou encore le merle jaune et brun qui vient annoncer tous les matins les bonnes nouvelles a ma fenetre de chambre. Mister Veha l'arnaqueur, les baguettes du petit dejeuner de la U-Hong II guest house, les "no power" etendus a toute la ville de Kratie pendant des heures, et les rencontres dont on ne sait pas trop quoi penser comme cet homme qui nous invite dans sa maison, nous fait boire dans des verres un peu sales, et puis va manger devant sa vieille television rouge. Une classe d'anglais au detour d'un marche boueux, des cochons minuscules, des moto driver commentant les farang habillee legerement, la musique kitcho-pop diffusee a plein volume dans la rue, et le vendeur d'oeufs durs.
Le Cambodge reste un pays bien etrange par certains cotes, parfois complexe et parfois a portee de main. Un peu comme un film en vo dont on croit saisir l'intrigue puis finalement on n'est plus si sur de soi. Metaphore un peu douteuse mais qui montre bien ce qu'on ressentir ici.