Personnellement, le ping pong je m'en fiche un peu... concentrons nous donc sur le sujet qui nous interesse aujourd hui, j'ai nomme : La tribu Ph'nong ! Ou Pnhong. Ou Ponong. C'est pas tres clair. Toujours est-il que la tribu Ph'nong (ou Pnhong, ou... vous avez saisi) vit surtout autour de la "ville"de Saem Monorom. "Ville" est entre guillemets parce que theoriquement c'est bien une ville, techniquement c'est deja beaucoup moins evident...
Les Ph'nong donc, vivent aux alentour de cette ville, dans la belle region vallonee du Mondolkiri. Vallonee, verte, parcourue par une piste de terre rouge boueuse, maais il me semble que mes amis de Tiao Pai Sai ont deja fait la description de cette route.. je ne vais pas vous rabacher les mille et unes peripeties qui ont pu/ auraient pu/ ne nous sont pas arrivees sur cette piste boueuse. Et glissante. Et pleine de vaches et de veaux prets a se faire passer dessus par les voitures.
Bref. Je m'egare.
Passons donc plutot aux photos : nous vivons actuelllement dans une societe de l'image, il faut savoir s'adapter.
Ci-dessus donc, ce n'est pas une reconstitution d'une hutte gauloise mais bien un habitat vernaculaire Ph'nongois. Cette charmante petite demeure est fabriquee avec les materiaux du coin (d'ou vernaculaire : fabrique avec les truc locaux) qui sont essentiellement du bambous, des herbes (dont rafolent les elephants), encore des herbes, et du bois.
Malheureusement, les Ph'nong sont peu a peu integres/disperses (je ne sais pas trop quel terme conviendrait le mieux...) dans la societe khmere. Les maisons suivent donc, et sont peu a peu remplacees par des maisons khmere traditionnelles, tout aussi jolies mais beaucoup moins Ph'nong.
Le principe du village (Ph'nong comme Khmer) est que tout, absolument tout, se passe a l'exterieur. Y compris la douche et les toilettes. Pour les toilettes, c'est "everywhere"donc a partir du moment ou il y a assez de buissons discretement a l'ecard ca marche. Pour la toilette ce se complique un brin, vu qu'il n'y a qu'un puit dans le village. Un puit commun donc. Au centre du village. Un puit en plein air bien sur, les puits couverts ca serait trop simple. Nous nous sommes donc douches en plein air, au centre du village, devant tous les habitants. Habitants qui etaient bien sur passionnes par des farangs en train d'essayer de garder leur dignite tout en se douchant en sarong. On apprend a etre publiquement pudique dans ces cas. Ou pudiquement public.
Une fois le probleme de la douche et des toilettes regles, ne reste plus qu'au farang en mal d'authentisme a admirer l'interieur d'une hutte Ph'nong. Celle-ci est pensee de facon particulierement sobre, efficace, et intelligente : un sol libre, 2 estrades surelevees qui prennent toute la longueur de l'habitation, liberant alors une alle centrale. Les cochons/poulets/chats/chiens/enfants sachant a peine marcher/autres peuvent ainsi circuler partout dans la maison, meme sous les estrades.
Les estrades sont des grands espaces laisses libres egalement, la nuit on sort les moustiquaires pour y dormir, le jour les ustensiles de cuisine ou bien toute autre chose necessaire pour une activite quelquonque. Tous les biens de la famille sont stockes sous le toit de la maison, sur des planches fixees au dessus de l'espace central. On peut ainsi y acceder par les 2 estrades. Au centre de la maison, le foyer pour enfumer toute la maison et ainsi chasser les moustiques (et faire tousser les farangs).

Toute bonne maison Ph'nong doit posseder son propre mini-cochon-trop-mignon...

... ainsi que sa motocycle. Que voulez-vous, on n'arrete pas le progres !