Le chevalier de la défense des lettres délaissées s'engage sur un nouveau chantier, celui de la grammaire (avant de se lancer sur celui des mathématiques, on va pouvoir ranger ERMEL au placard s'il arrive jusque là !). Il faut revenir à
la leçon, crévingt diou !
C'est étrange, je croyais avoir croisé bien des leçons dans les cahiers des élèves de mon école. Bon, ce ne serait pas la première fois que ledit chevalier ne serait pas trop en phase avec la réalité du terrain...
Il change un peu de méthode cette fois-ci, il fait appel à un spécialiste sur les travaux duquel il se reposera entièrement. Certes le spécialiste (Alain Bentolila) est aidé dans sa tache par deux autres personnes, mais il n'en reste pas moins que le ministre fait peu de cas des opinions divergentes (cela me surprends peu, on commence à connaître l'ouverture d'esprit du personnage).
Voilà qu'il veut supprimer l'observation réfléchie de la langue mise en place par les programmes de 2002. Il faut savoir que les programmes sont entré en application
progressivement :
2002 pour petite section, CP et CE2,
2003 pour moyenne section, CE1 et CM1 et
2004 pour les niveaux restants. Sachant que cela fait seulement deux années scolaires de pratique des nouveaux programmes pour les CM2 (et encore dans les faits, les enseignants mettent du temps avant de s'approprier les réformes). Il est donc impossible de connaitre les effets de ces nouveaux programmes sur l'apprentissage de la grammaire...
Pourquoi tant de précipitation à faire croire que l'on a une utilité au ministère de l'éducation nationale ? Des échéances approchent me souffle-t-on...
Article du monde