Je parlais de démocratie il y a quelques jours... et de sa comparse la liberté d'expression. Or je tombe sur ce papier dans la presse française (sur le site
du nouvel observateur) sur la véritable censure politique exercée à l'encontre de cet universitaire. Jean Goigoux a osé publier un livre dont le propos va à l'encontre des conneries du ministre de l'éducation. Son contrat avec l'ESEN n'a pas été reconduit. Les inspecteurs devront donc se priver d'une formation
a priori intelligente (puisque contraire aux propos stupides tenus par le ministre) sur la lecture.
Il va falloir licencier pas mal de monde dans l'éducation nationale si la pensée unique est dirigée depuis la rue de grenelle. D'ailleurs, la salamandre pourrait-elle se faire virer pour avoir relayé et commenté cette triste nouvelle ?
Le fonctionnaire est tenu au devoir de réserve certes, mais le citoyen lui n'y est pas ! Monsieur Goigoux a publié son ouvrage, à un tarif fort modique que je vais m'empresser d'aller acheter afin d'expliquer modestement son point de vue sur cette apprentissage aussi difficile que fondamental qu'est la lecture. En tout cas, cela va lui faire de la publicité et pour une fois sur un livre intelligent. A ce propos, je suis tombé sur les ouvrages (si on peut appeler ça comme ça) du Brighelli de sinistre mémoire. Et bien pour un champion de l'orthographe, il écrit mal le bougre. Dans un souci de transparence démagogique, l'écriture est plate et le style parlé convient très peu à ce brillant reflet de ce que l'éduction nationale peut produire de pire. Il est récemment apparu dans la formidable émission de service public animée par Stéphane Bern, l'arène de France, le mercredi soir sur France 2, dans un débat intitulé
L'école fabrique-t-elle des crétins... L'intelligence du titre de cette émission n'avait d'égal que le niveau des arguments lancés par des enseignants aigris, mais je ne reviendrai pas sur ce débat déjà abordé pas la salamandre en colère. L'éducation nationale pourra-t-elle vier pour connerie exprimée à la télévision un jour. D'ailleurs le sieur Brighelli, en s'exprimant publiquement à la télévision, a conservé son poste. Cela veut-il dire qu'il n'allait pas "
à l'encontre des propos du ministre de l'éducation" ?
Diantre où allons-nous ? (euh ça s'écrit comment "diantre" ?) ;-)